Auteur/autrice : fratmat fratmat

  • Sécurité maritime : Le « Drone center » de l’Ismi inauguré

    Sécurité maritime : Le « Drone center » de l’Ismi inauguré

    L’amphithéâtre de l’Institut de sécurité maritime international (Ismi) situé au sein de l’Académie régionale des sciences et techniques de la mer (Arstm) dans la commune de Yopougon, a servi de cadre, le vendredi 5 juin 2026, à l’inauguration du premier centre régional de formation aux métiers du drone civil professionnel en Afrique de l’Ouest et du Centre, baptisé « Drone center ».

    Inscrit dans la droite ligne du Programme national de développement (Pnd 2026-2030) et dans la vision du Président de la République Alassane Ouattara, le Drone center ambitionne de transformer radicalement la donne en rendant plus efficaces et plus efficientes, les opérations liées à la sécurité maritime et la surveillance des écosystèmes marins.

    Ce centre s’intègre pleinement dans la stratégie de transition numérique et de modernisation des outils de souveraineté de l’Afrique de l’Ouest et du Centre. Il dispensera des formations théoriques et pratiques de standard international axées entre autres sur la surveillance et la protection des espaces marins, des littoraux, du trafic portuaire et des plateformes pétrolières ; la lutte contre les trafic illicites et suivi environnemental de l’écosystème marin, ainsi que l’appui tactique aux opérations de recherche et de sauvetage en mer.

    En outre, des modules spécifiques seront ouverts pour des applications variées telles que l’agriculture de précision, le BTP, l’architecture, la foresterie, les mines, l’énergie, la logistique et la protection civile.

    Pour le directeur général de l’Arstm, le colonel major Karim Coulibaly, ce centre constitue une opportunité de reconversion professionnelle et d’employabilité pour la jeunesse africaine, en proposant des parcours qualifiants et diplômants en matière de conception, d’exploitation et de maintenance des drones.

    Source : Sercom Ismi

    Le 07/06/26 à 02:33
    modifié 07/06/26 à 13:09
  • Inclusion financière : De nouveaux locaux modernes pour l’Agence Comptable Centrale des Dépôts de Man

    Inclusion financière : De nouveaux locaux modernes pour l’Agence Comptable Centrale des Dépôts de Man

    La Direction Générale du Trésor et de la Comptabilité Publique a procédé, le vendredi 5 juin 2026, à l’inauguration des nouveaux locaux entièrement rénovés de l’Agence Comptable Centrale des Dépôts (Accd) de Man, marquant ainsi une nouvelle étape dans sa politique de modernisation et d’inclusion financière.

    Cette agence a été conçue comme un espace moderne, confortable et accueillant, a indiqué le Directeur général adjoint du Trésor et de la Comptabilité Publique, Beugré Amos. Selon lui, ces nouveaux locaux offrent aux usagers un cadre agréable et fonctionnel pour leurs opérations, tout en garantissant une meilleure qualité de service. Représentant le Directeur général du Trésor Public, Ahoussi Arthur, le Directeur général adjoint a souligné que cette initiative s’inscrit dans la volonté du Trésor Public de favoriser la participation active des populations au développement national, à travers un meilleur accès aux services financiers. Cette agence se distingue également par l’engagement du Trésor Public en matière de Responsabilité sociétale des entreprises (Rse), avec l’utilisation de l’énergie solaire comme principale source d’alimentation, traduisant ainsi une orientation vers des pratiques plus durables et respectueuses de l’environnement.

    Dans sa dynamique d’excellence, d’innovation et d’alignement sur les standards internationaux du secteur bancaire et monétique, le Trésor Public innove également avec le lancement de cartes internationales Mastercard. « Cette évolution représente un changement significatif pour nos clients qui pourront désormais effectuer leurs opérations de paiement et de retrait bien au-delà des frontières de l’espace Uemoa », a précisé Beugré Amos.

    Il a rappelé que l’ambition du Trésor Public demeure de faire de l’inclusion financière un véritable levier de développement, en proposant des conditions souples et inclusives d’ouverture de compte afin de permettre à un plus grand nombre de citoyens d’accéder aux services financiers. Poursuivant, il a relevé que cette politique d’inclusion financière vise à garantir à chaque citoyen, quel que soit son statut social, un accès à des services financiers sécurisés, fiables et adaptés. Elle favorise l’épargne, soutient l’investissement, encourage l’entrepreneuriat local et contribue progressivement à la formalisation de l’économie ivoirienne.

    No Image

    Représentant le préfet de région, préfet du département de Man, le Secrétaire général 1 de la Préfecture de Man, Stéphane Guriga, a salué les réformes engagées par le Trésor Public. Il a, à cette occasion, invité les populations à s’approprier davantage les produits et services proposés par cette nouvelle agence. « Cette agence constitue un important outil de développement local et de renforcement de la gouvernance financière », a-t-il affirmé. Après Bouaké et Man, le programme de modernisation du Trésor Public se poursuivra avec l’inauguration ou la réhabilitation d’autres agences, notamment à Abobo, Daloa et Ferkessédougou. Parallèlement, le siège ainsi que l’agence principale d’Abidjan font également l’objet de travaux de réhabilitation. J’ai renforcé la fluidité, corrigé les répétitions, allégé certaines phrases et donné un ton plus « article de presse institutionnel ».

     

    Le 07/06/26 à 16:43
    modifié 08/06/26 à 08:12
  • 12e Congrès ordinaire l’UNJCI : Marie-Laure N’Goran, première femme présidente de l’histoire

    12e Congrès ordinaire l’UNJCI : Marie-Laure N’Goran, première femme présidente de l’histoire

    L’Union nationale des journalistes de Côte d’Ivoire (UNJCI) a ouvert un nouveau chapitre de son histoire ce dimanche 7 juin 2026, à l’issue de son 12e Congrès ordinaire tenu à la Maison de la Presse d’Abidjan-Plateau.

    Au terme du scrutin, la journaliste et présentatrice du journal télévisé de 20 heures de la RTI, Marie-Laure N’Goran, a été élue présidente de l’organisation faîtière des journalistes ivoiriens.

    Cette élection revêt un caractère historique. Trente-cinq ans après la création de l’UNJCI en 1991, Marie-Laure N’Goran devient la première femme à accéder à la présidence de l’organisation. Elle succède ainsi à Jean-Claude Coulibaly, au terme d’un scrutin qui l’a opposée à Stéphane Bahi, journaliste à l’hebdomadaire L’Éléphant Déchaîné. Elle l’a emporté avec 244 voix contre 161, tandis que trois bulletins ont été déclarés blancs.

    Au-delà de la portée symbolique de cette victoire, l’élection de Marie-Laure N’Goran consacre le parcours d’une professionnelle reconnue pour son engagement en faveur de la promotion du journalisme et du renforcement de la corporation. Son accession à la tête de l’UNJCI intervient dans un contexte marqué par de nombreux défis pour la presse ivoirienne, notamment l’adaptation aux mutations numériques, la lutte contre la désinformation, l’amélioration des conditions de travail des journalistes et la défense de la liberté de la presse.

    Peu après la proclamation des résultats, la nouvelle présidente a exprimé sa reconnaissance à l’ensemble des congressistes pour la confiance placée en elle. Dans une déclaration empreinte d’émotion, elle a réaffirmé sa volonté de servir l’organisation avec responsabilité et détermination.

    « Chers consœurs et confrères, je tiens à vous adresser mes sincères remerciements pour votre confiance, votre soutien et votre mobilisation tout au long de ce 12e Congrès de l’UNJCI. Cette marque de confiance m’honore et renforce mon engagement à servir notre union avec responsabilité, humilité et détermination », a-t-elle déclaré.

    Son élection suscite déjà de nombreux espoirs au sein de la corporation. Plusieurs congressistes voient en elle l’incarnation d’un leadership capable de consolider la cohésion entre les professionnels des médias et de poursuivre les efforts de professionnalisation du secteur.

    Par ailleurs, ce 12e Congrès a servi de cadre de réflexion sur les enjeux actuels du journalisme en Côte d’Ivoire. Les participants ont réaffirmé leur attachement aux valeurs d’éthique, de déontologie et de responsabilité qui constituent les fondements de la profession.

    Avec l’arrivée de Marie-Laure N’Goran à sa tête, l’UNJCI s’engage dans une nouvelle dynamique.

    Les regards sont désormais tournés vers la mise en œuvre de son programme et les actions qu’elle entend conduire pour répondre aux attentes des journalistes et contribuer davantage au rayonnement de la presse ivoirienne.

     

    Le 07/06/26 à 20:10
    modifié 07/06/26 à 20:22
  • Concours Plume anti-tabac : Patrick N’Guessan de Fraternité Matin lauréat du Super Prix

    Concours Plume anti-tabac : Patrick N’Guessan de Fraternité Matin lauréat du Super Prix

    Et de trois pour le Groupe Fraternité Matin. Après Serges N’Guessant à la première édition, puis Faustin Ehouman à la troisième édition, c’est au tour de Patrick N’Guessan, journaliste à Fraternité Matin, de remporter le premier prix de la quatrième édition du concours Plume anti-tabac.

    Le prix lui a été décerné le lundi 1er juin 2026, à la mairie d’Adjamé. C’était à l’occasion de la célébration de la Journée mondiale sans tabac organisée par le Programme national de lutte contre le tabagisme, l’alcoolisme, la toxicomanie et les autres addictions (Pnlta), en collaboration avec le Réseau des communicateurs pour la lutte contre le tabagisme et l’alcoolisme en milieu scolaire et universitaire (Recltasu). Cela s’est déroulé sous la tutelle du ministère de la Santé, de l’Hygiène publique et de la Couverture maladie universelle.

    Parmi les 30 nominés, quatre journalistes professionnels se sont distingués en remportant le Super prix dans les catégories radio, télévision, presse en ligne et presse écrite. Il s’agit de Patrick N’Guessan de Fraternité Matin, lauréat de la catégorie presse écrite ; de Georges Ido de la Radiodiffusion télévision ivoirienne (Rti 2) pour la télévision ; d’Ernest Saint-Beni Fils de Radio Yopougon pour la radio et de Christian Dallet de Fratmat.info pour la presse en ligne. Quant à Emeline Amangoua et Germain Gabo, ils ont été classés respectivement deuxième en presse écrite et troisième en presse en ligne.

    Représentant le ministre de la Santé, son directeur de cabinet adjoint, le professeur Soro Kountélé Gona, a affirmé que la Côte d’Ivoire a réussi à réduire significativement la prévalence du tabagisme chez les jeunes âgés de 13 à 15 ans, passant de 14,7 % en 2009 à 4,5 % en 2023.

  • FRATMAT Éditions brille au Salon du Livre pour Enfants et Adolescents 2025

    FRATMAT Éditions brille au Salon du Livre pour Enfants et Adolescents 2025

    FRATMAT Éditions a marqué sa présence lors du Salon du Livre pour Enfants et Adolescents (SALEA) 2025, en mettant en avant ses ouvrages jeunesse et son engagement pour l’éducation et la culture des jeunes publics.

    Le stand de la maison d’édition a proposé un espace interactif, combinant exposition de livres, animations pédagogiques et séances de dédicaces avec les auteurs. Les visiteurs, enfants et adolescents principalement, ont pu découvrir une large gamme de publications destinées à stimuler la lecture, la curiosité et l’esprit critique.

    Cette participation a également permis à FRATMAT Éditions de renforcer ses liens avec les enseignants, parents et institutions éducatives, tout en affirmant son rôle de maison d’édition innovante et responsable dans le paysage littéraire ivoirien.

    En somme, le passage de FRATMAT Éditions au SALEA 2025 confirme son engagement pour la promotion de la lecture jeunesse et sa volonté de transmettre des valeurs éducatives et culturelles aux nouvelles générations.

  • Célébration des 61 ans du groupe Fraternité Matin

    Célébration des 61 ans du groupe Fraternité Matin

    Fra­ter­nité Matin, pre­mier quo­ti­dien de Côte d’Ivoire, a célé­bré, le mardi 9 décembre 2025, son 61ᵉ anni­ver­saire, lors d’une céré­mo­nie cha­leu­reuse tenue à la salle Félix Houphouët-Boi­gny, au siège du groupe de presse. Per­son­nel, cadres, direc­tion et invi­tés ont par­tagé un moment convi­vial mar­qué par un repas fra­ter­nel et une ambiance fes­tive, sym­bole d’une mai­son plus que jamais sou­dée autour de son his­toire et de son ave­nir.

  • Législatives 2025 : Le ministère de la Justice recadre la procédure pour le casier judiciaire

    Législatives 2025 : Le ministère de la Justice recadre la procédure pour le casier judiciaire

    À l’approche des élections législatives de 2025, le Ministère de la Justice et des Droits de l’Homme a tenu à clarifier les procédures de délivrance de certaines pièces administratives exigées dans la constitution des dossiers de candidature. Dans un communiqué publié le 3 novembre 2025, le Cabinet du Garde des Sceaux a rappelé aux candidats les dispositions légales relatives à l’obtention du certificat de nationalité et de l’extrait du casier judiciaire, deux documents essentiels au processus électoral.
    Selon le communiqué, le certificat de nationalité ivoirienne peut être obtenu auprès du tribunal du lieu de naissance ou de résidence du demandeur. Cette démarche peut également s’effectuer en ligne pour les juridictions déjà connectées à la plateforme numérique e-justice, une innovation mise en place par le ministère pour faciliter les démarches administratives et réduire les délais.

    En revanche, la délivrance de l’extrait du casier judiciaire obéit à des règles spécifiques. Le ministère précise que pour les personnes ivoiriennes nées en Côte d’Ivoire, ce document ne peut être sollicité qu’auprès du tribunal du lieu de naissance. En conséquence, la Direction des Affaires Civiles et Pénales (DACP) du ministère ne délivre d’extraits de casiers judiciaires qu’aux personnes nées hors du territoire ivoirien, qu’elles soient ivoiriennes ou étrangères.

    Ainsi, les candidats aux législatives nés sur le sol ivoirien et ayant obtenu un extrait de casier judiciaire auprès de la DACP sont invités à s’adresser aux juridictions compétentes de leurs lieux de naissance afin de se faire délivrer un document valide pour la constitution de leurs dossiers.

    Le communiqué précise par ailleurs que les services de la Direction des Affaires Civiles et Pénales se tiennent à la disposition des intéressés pour procéder au remboursement des frais d’actes engagés par erreur dans le cadre de cette démarche.

    Par cette mise au point, le Ministère de la Justice et des Droits de l’Homme entend garantir la transparence administrative et la régularité juridique du processus électoral, en veillant à ce que chaque candidat se conforme strictement aux procédures établies par la loi.

  • Conférence générale de l’UNESCO : À Samarcande en Ouzbékistan, Mariatou Koné défend la jeunesse africaine

    Conférence générale de l’UNESCO : À Samarcande en Ouzbékistan, Mariatou Koné défend la jeunesse africaine

    La Ministre ivoirienne de l’Éducation nationale et de l’Alphabétisation, Professeure Mariatou Koné, a porté haut la voix du continent africain lors d’un panel de haut niveau sur l’avenir de l’éducation des jeunes, le 31 octobre 2025. Et ce, en marge de la 43e session de la Conférence générale de l’UNESCO. Ce dialogue ministériel consacré aux compétences pour un avenir durable a été marqué par une intervention remarquée de la ministre, présidente en exercice de la CONFEMEN, qui a dressé un tableau lucide et ambitieux des priorités éducatives africaines.

    Quatre piliers pour bâtir l’avenir éducatif du continent

    S’exprimant au nom de l’Afrique, la ministre a d’abord rappelé que la jeunesse, forte de 420 millions d’Africains âgés de 15 à 35 ans, représente « notre plus grand espoir, mais aussi notre plus grand défi ». Pour transformer ce potentiel en prospérité, elle a articulé son message autour de quatre familles de compétences clés :

    Les compétences fondamentales, telles que la lecture, l’écriture, les mathématiques et la pensée critique, à renforcer d’urgence, puisque près de 60 % des jeunes de 15 à 17 ans en Afrique subsaharienne ne sont pas scolarisés.

    Les compétences numériques, afin de former des jeunes capables non seulement d’utiliser, mais aussi de produire et réguler le numérique, alors que seuls 11 % des diplômés africains de l’enseignement supérieur ont reçu une formation formelle en la matière.

    Les compétences vertes et entrepreneuriales, pour transformer les défis climatiques en opportunités et promouvoir les métiers de la transition verte et bleue.

    Les compétences civiques et socio-émotionnelles, indispensables à la cohésion sociale, à la tolérance et à la lutte contre les discours de haine en ligne.

    Six leviers d’action et un appel à une alliance éducative renouvelée

    La ministre a ensuite décliné six leviers d’action concrets en lien avec les orientations de l’Union africaine et de l’UNESCO : moderniser les curricula, former les enseignants aux pédagogies actives, transformer le TVET, faire de l’école un laboratoire de citoyenneté, réduire les inégalités de genre numérique et renforcer la gouvernance éducative par les données et les financements innovants.

    Mme Mariatou Koné a plaidé pour une « alliance éducative renouvelée » entre les gouvernements africains, le secteur privé et les partenaires internationaux, estimant que l’Afrique détient une « fenêtre d’innovation citoyenne » qui peut la propulser au cœur de la transition verte et numérique mondiale

    Son intervention, saluée par Stefania Giannini, Directrice générale adjointe de l’UNESCO, a été qualifiée de « visionnaire ». Mme Giannini a rendu hommage à son leadership, la décrivant comme « l’architecte de la transformation de l’éducation », citant notamment les États Généraux de l’Éducation et de l’Alphabétisation qui ont fait de la Côte d’Ivoire un modèle reconnu à l’échelle mondiale.

     

    Par Salif D. Cheickna

  • Tragédie à Agnibilékrou : Une mère et ses quatre enfants périssent dans un incendie

    Tragédie à Agnibilékrou : Une mère et ses quatre enfants périssent dans un incendie

    Un drame d’une rare intensité a endeuillé la commune d’Agnibilékrou, dans la région de l’Indénié-Djuablin, dans la nuit du jeudi 30 au vendredi 31 octobre 2025.

    Aux environs de deux heures du matin, un incendie s’est déclaré au quartier Liberté, réduisant en cendres une habitation et coûtant la vie à cinq personnes d’une même famille : dame Natogoman Dembélé, commerçante de poisson âgée d’une quarantaine d’années, et ses quatre enfants.

    Selon plusieurs témoins, le feu aurait pris naissance à la porte d’entrée de la maison, empêchant toute tentative de fuite des occupants. Par mesure de sécurité, la défunte, déjà victime de cambriolage à plusieurs reprises, avait renforcé les accès de son domicile pour se protéger des voleurs. Malheureusement, ces dispositifs se sont transformés en piège mortel lorsque les flammes se sont propagées.

    Piégés à l’intérieur, la mère et ses enfants ont été rapidement asphyxiés par la fumée, avant que le feu ne ravage entièrement la bâtisse de deux pièces. L’intensité du sinistre a été telle que les voisins, malgré leurs tentatives désespérées, n’ont pu sauver les victimes.

    Alertés, les sapeurs-pompiers venus d’Abengourou, à près de 40 kilomètres de là, sont intervenus sur les lieux. Mais, à leur arrivée, les flammes avaient déjà tout consumé. Les corps sans vie ont été évacués vers le Centre hospitalier régional (Chr) d’Abengourou, où le décès a été officiellement constaté.

    Au lever du jour, les autorités locales et municipales se sont rendues sur place pour constater les dégâts et témoigner leur compassion à la famille endeuillée. La tristesse et la stupeur étaient palpables dans tout le quartier Liberté, plongé dans le deuil.

    Une enquête a été ouverte afin de déterminer l’origine exacte de l’incendie, notamment pour savoir s’il s’agit d’un accident domestique, d’un court-circuit ou d’un acte criminel. En attendant, la communauté d’Agnibilékrou pleure une mère courageuse, décrite par ses proches comme travailleuse et dévouée à l’éducation de ses enfants.

    Cette tragédie rappelle la nécessité d’un meilleur encadrement des installations électriques, ainsi qu’un renforcement des moyens d’intervention des secours dans les localités de l’intérieur du pays.

    Z.N., correspondance particulière

  • Portrait/Alassane Ouattara : Un nouveau mandat pour consolider l’émergence ivoirienne

    Portrait/Alassane Ouattara : Un nouveau mandat pour consolider l’émergence ivoirienne

    Ce lundi 27 octobre 2025 marque un nouveau tournant dans l’histoire politique de la Côte d’Ivoire. Avec 50,10 % des suffrages exprimés, Alassane Dramane Ouattara, 83 ans, vient de remporter l’élection présidentielle, confirmant une fois encore son ancrage dans le paysage politique ivoirien et son statut de figure majeure du renouveau économique du pays.

    Né le 1er janvier 1942 à Dimbokro, Alassane Ouattara est économiste de formation, diplômé de l’Université de Pennsylvanie et du Drexel Institute of Technology aux États-Unis. C’est à la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) qu’il fait ses premières armes avant de gravir les échelons jusqu’à en devenir le gouverneur en 1988. Quelques années plus tard, sa rigueur et sa réputation d’expert reconnu le conduisent au Fonds monétaire international (FMI) où il occupe le poste de directeur adjoint.

    En Côte d’Ivoire, le technocrate devient homme d’État lorsque le président Félix Houphouët-Boigny le nomme Premier ministre en 1990, dans un contexte économique difficile. Déjà à cette époque, Ouattara s’impose comme un réformateur pragmatique, prônant la discipline budgétaire et la modernisation de l’administration publique.

    Son accession à la magistrature suprême en 2011, après une décennie de crise politico-militaire, ouvre une nouvelle ère. Sous sa houlette, le pays retrouve la stabilité, la croissance et la confiance des bailleurs internationaux. Abidjan se transforme, les infrastructures se multiplient : ponts, autoroutes, universités, hôpitaux. Alassane Ouattara devient alors le symbole du « développement visible », celui d’un président-bâtisseur qui fait de l’émergence économique un objectif concret.

    Réélu en 2015 puis en 2020, malgré les débats autour de la limitation des mandats, il s’est efforcé de maintenir le cap d’une gouvernance axée sur les grands chantiers et la modernisation du pays. Ses partisans saluent en lui un homme de vision et de résultats, tandis que ses adversaires lui reprochent un exercice du pouvoir jugé trop centralisé.

    Sa victoire en 2025, acquise avec une courte avance, traduit autant la reconnaissance d’un bilan solide que la volonté d’une partie des Ivoiriens de préserver la stabilité dans un contexte régional marqué par des tensions politiques et sécuritaires.

    Marié à Dominique Ouattara, philanthrope engagée pour les droits des enfants, le président ivoirien reste un homme de rigueur, discret mais déterminé. Son style, à la fois technocratique et mesuré, contraste avec le verbe flamboyant d’autres figures politiques du continent.

    À 83 ans, Alassane Ouattara entame un nouveau mandat placé sous le signe de la transmission et de la consolidation. L’enjeu est désormais de réussir la transition générationnelle qu’il appelle lui-même de ses vœux, tout en assurant la poursuite du développement économique et social du pays.

    Figure de résilience et d’autorité, Alassane Ouattara demeure l’un des derniers grands témoins de la génération post-houphouétiste. Son nom restera indissociable du destin moderne de la Côte d’Ivoire, celle qu’il a voulue, selon ses mots, « unie, prospère et en paix ».

     

    Présidentielle 2025 : Résultats provisoires

    Inscrits : 8.568.456
    Votants : 4.292.474
    Taux de participation : 50,10%

    Ont obtenu
    Alassane Ouattara : 89,77%
    Jean Louis Billon : 3,09%
    Simone Gbagbo : 2,42%
    Ahoua Don Mello : 1,97%
    Henriette Lagou : 1,15%

    Est élu provisoirement président de la République de Côte d’Ivoire : Alassane Ouattara, en attendant la proclamation définitive par le Conseil Constitutionnel dans les jours à venir.