En cette année électorale où la Côte d’Ivoire s’apprête à choisir son futur président, l’ambassade du Japon et le Pnud ont décidé de renforcer leur appui à la cohésion sociale. À travers le projet Univoire, financé par Tokyo et mis en œuvre par l’agence onusienne, des initiatives fortes émergent pour prévenir les tensions et placer les femmes et les jeunes au cœur du dialogue citoyen.
Les 5 et 6 août, Bouaké s’est muée en capitale de la résilience féminine. Quarante femmes leaders, venues des huit communes de Gbêkê et représentant les six principaux partis politiques, ont pris part à un atelier consacré aux violences basées sur le genre dans l’espace politique. Elles y ont identifié les obstacles freinant leur engagement et formulé des stratégies de solidarité. « L’égalité de genre n’est pas une faveur, c’est une condition de vitalité démocratique », a insisté le directeur du Genre au ministère en charge de la Femme.
Quelques jours plus tôt, le 3 août, Bouaké vibrait déjà au rythme du Marathon de la Paix. Près de 1 600 jeunes et femmes y ont participé dans un esprit de fraternité, avant qu’un dialogue citoyen ne réunisse 300 jeunes autour des valeurs de civisme et de solidarité. Le représentant du Conseil régional de Gbêkê a rappelé la maxime de Félix Houphouët-Boigny : « La paix, ce n’est pas un vain mot, c’est un comportement. »
Ces actions rappellent que la paix se construit par des engagements quotidiens, modestes mais essentiels, et que les femmes, aux côtés des jeunes, y jouent un rôle irremplaçable. En soutenant ces démarches, le Japon affirme que la stabilité démocratique se prépare en donnant voix et force à celles et ceux qui font vivre la cohésion sociale.

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